S’engager

Le décor est identique, quoique nous l’espérions différent. Les mois ont défilé, nous faisant passer d’une année à l’autre sans le moindre cotillon. Néanmoins dans ce contexte sanitaire contraignant, mon activité professionnelle ne se trouve pas, pour l’heure, impactée : je m’en estime très chanceuse. Depuis cet article « complexement gris », qui je crois est le dernier que j’ai rédigé, j’ai poursuivi mon chemin. Si vous l’acceptez, je vous en donne quelques jalons.

Vide sanitaire ou vide sidéral ?

Je vous ai laissés en août 2020. Les poules parties, nous nous attaquions à un gros chantier.

Une série de trois vidéos sur ma chaîne YouTube (https://www.youtube.com/c/PleinLesYoeufsLesJoliesRousses) présente les grandes étapes de ce que l’on nomme « le vide sanitaire ». Ce terme désigne le fait, après le départ des animaux, de vider le poulailler pour le nettoyer, l’assainir en vue d’accueillir les animaux suivants. Cela entre dans ce que l’on appelle plus globalement « la biosécurité », c’est à dire l’ensemble des règles et moyens mis en place au sein de l’exploitation pour garantir une sécurité sanitaire du site. En poules pondeuses, c’est essentiel, puisque l’œuf est un produit à risques.

Au-dessus du pondoir, vue sur l’ensemble de la salle d’élevage

Aussi, après avoir monté les pipettes et les assiettes au « plafond », démonté tout ce qui restait au sol (caillebotis, cloisons, etc), quelques coups de godets plus tard, nous en étions à finir d’ôter le fumier. Dans cette période, nous ne comptons pas nos heures : le travail est colossal. Dès lors que je mets le pied dans le poulailler, l’espace-temps est différent. Si je ne regarde pas mon smartphone pour avoir l’heure, j’ai le sentiment que le temps est accéléré. Ce poulailler vide, c’est un gouffre. Le silence, la longueur du bâtiment, les tâches répétitives sont autant d’éléments qui viennent perturber ma perception. Pendant plus d’un mois, nous y passons, chacun, entre 50 et 60h par semaine. Bref, à ceux qui pensent qu’en pondeuses nous ne travaillons qu’à mi-temps, je leur dis d’aller voir sur le terrain, le vrai. Les kilos superflus fondent, l’huile de coude fuit, les esprits finissent par divaguer. Mon manque de lucidité a bien failli me faire perdre un doigt. Nous avons de l’aide ponctuelle, heureusement ! Pas le temps de souffler, les prochaines cocottes arrivent. Nuit blanche en perspective la veille de leur arrivée : la vis d’alimentation est bloquée par de l’aliment colmaté. Même plus la force de m’agacer : à 3 ou 4h du matin, je fais une vidéo. Je me sens bien seule dans ce trou (noir). En somme, le vide sidéral nous accompagne jusqu’aux dernières minutes de ce vide sanitaire épuisant.

Le « Paris » gagnant

Le 25 septembre, les poules de notre deuxième « lot » arrivent enfin. Débute alors tout un processus d’acclimatation, le but étant de finir de préparer la « poulette » pour bien la démarrer en « poule pondeuse ». La poulette arrive à 17 semaines, elle ne pond pas encore. Nous avons une à deux semaines devant nous pour l’amener à comprendre l’essentiel : où boire/manger, où dormir et surtout, où pondre. Elle a tout à apprendre et nous la guidons, nous l’éduquons. Plus ce travail est bien mené, plus nous mettons de chances de notre côté pour une année réussie. Ceci étant dit, problématique de bâtiment oblige, nous avons démarré avec une belle ponte hors nids ! Deuxième année qui commence de cette façon. La poisse.

Alors le 8 octobre, quand il a fallu quitter les bottes pour aller à Panam, ce fut une petite bouffée d’oxygène. J’ai laissé Alexis, regrettant de ne pas pouvoir partager cette journée avec lui. Ce jour-là, j’étais attendue, parmi d’autres jeunes agriculteurs finalistes d’un concours, au siège des JA, puis à l’Académie d’agriculture pour une remise de prix. Quelques mois plus tôt, j’avais fait le pari de participer à un concours pour lequel je ne remplissais pas toutes les conditions. Osé ou pas, je l’ai fait sans en attendre plus que le plaisir d’y avoir participé. Ce concours « Graines d’agriculteurs » portait en cette année 2020 sur la communication : comment passer à côté de cela ? Si bien que, ne remplissant pas les critères d’éligibilité au concours, je ne pouvais pas être finaliste. Aussi, les membres du jury ont pris la décision de me remettre un prix spécial : coup de cœur.

Crédits photo : CultivonsNous.tv

Ce 8 octobre, je partis donc à la capitale pour recevoir ce fameux prix, des mains du Ministre de l’Agriculture, Monsieur Denormandie. Là encore, je vivais comme une parenthèse merveilleuse dans ma vie. En m’installant, je n’imaginais vraiment pas tout ce qui allait m’arriver par la suite ! Une adulte qui redevient gosse, une rurale qui se prend pour une citadine le temps d’une journée. Monsieur le Ministre a ainsi pu visionner des extraits d’une vidéo présente sur ma chaîne. Quel honneur pour moi. Quelle chance inouïe ! Et puis pour m’accompagner dans cette drôle d’aventure, mon ami Edouard Bergeon avait sorti son smartphone. Cela a donné lieu à un film, présenté sur CultivonsNous.TV (lien : https://www.cultivonsnous.tv/FR/video/les-plus-vus/lucie-des-oeufs-et-de-la-com/1:34:824649@14:3944?clickOrigin=homepage)

Alors entre Edouard et notre ministre, j’ai occupé une place privilégiée ce jour-là.

Ce que je mesurais à moitié, c’est que ce prix Coup de cœur donnait lieu à une ouverture vers la presse. Les jours suivants, j’ai reçu un certain nombre d’appels de journalistes régionaux et nationaux souhaitant rédiger un article ou avoir une interview en direct à la TV. Je n’étais pas prête à ça. Alors j’ai fait se succéder des refus, probablement sans la compréhension de mes interlocuteurs persuadés que je saisirais l’occasion de me faire entendre. Comment expliquer que j’aime communiquer, mais avec mes propres moyens ? Que je ne cherche pas la gloire ? Je suis pudique, plutôt discrète en fait. Je ne me fais pas porte-parole d’une filière ni de mes collègues, je ne suis pas une mascotte. Je porte ma parole et c’est déjà une grande responsabilité. Ce que cela révélé, à mon sens, c’est que j’avais effectivement fait un pari gagnant. Ma communication n’est pas invisible.

Par ailleurs, je vous invite à aller voir les lauréats du concours, sur le site Graines d’agriculteurs. Ils ont des projets de communication bien plus concrets que le mien (que je qualifierai plutôt de « virtuel » avec les RS). Entre fermes pédagogiques, accueil de publics, etc, ils ont vraiment su placer leur ferme au cœur d’un réseau.

S’engager : la force du collectif

La fin d’année 2020 a aussi rimé avec « engagement ». En fait, je distingue la communication que je fais pour « moi » dans la mesure où elle m’implique en premier lieu et l’engagement qui se fait au sein d’un collectif et qui nécessite que l’on sache intégrer un groupe. Et même si les deux engagements que j’ai pris trouvent leur source dans le fait que je suis reconnue à travers la communication, ils ne m’impliquent pas en tant que communicante, ou pas seulement.

La coopérative CAVAC

Ma production d’œufs Plein Air a été rendue possible par la coopérative CAVAC (https://www.coop-cavac.fr/le-groupe/) : en 2018, j’ai pu avoir une place dans le groupement VOLINEO (OP volailles de la coopérative) en tant que future éleveuse de pondeuses. La coopérative rend possible des projets, crée de nouvelles filières, apporte de la dynamique territoriale si, et seulement si, des agriculteurs adhérents acceptent d’intégrer la gouvernance coopérative. Les délégués de section, les membres de commission, les administrateurs sont avant toute chose des agriculteurs, éleveurs, producteurs. Et le sens de la coopération agricole tient pour une part à cela. Alors quand des élus sont venus me voir pour intégrer le Comité de section, puis le Conseil d’Administration (par la voie normale, celle de l’élection, précédée par la cooptation), j’ai réfléchi. Quelle place pourrai-je prendre ? Quelle légitimité ai-je alors que j’arrive tout juste dans le milieu agricole, que je suis une femme, que j’ai tout à apprendre ? Je ne doute d’ailleurs pas que certains se posent toujours cette question à mon égard ! Et ils ont raison.

Comme pour beaucoup de défis, j’ai accepté. Pour plusieurs raisons : d’abord parce que j’avais envie de m’impliquer, bien avant que l’on me fasse cette demande : j’avais déjà intégré la commission pondeuses de l’OP et avais suivi une formation sur la gouvernance de la coopérative. Ensuite, parce que justement, il s’agit de faire partie d’un collectif. Rien ne porte sur moi : tout porte sur tous. Quand on pense que dans 10 ans, on comptera 50% d’agriculteurs en moins, cela questionne sérieusement sur la représentation. S’il faut produire autant sinon plus, en étant deux fois moins nombreux, comment pourra-t-on exiger des exploitants qu’ils soient aussi impliqués dans des collectifs ? Nous ne pourrons pas être au four et au moulin : c’est déjà très tendu actuellement. Si je prends le cas de notre couple : mon conjoint est conseiller municipal, impliqué dans un syndicat agricole, et engagé dans quatre à cinq groupes qui travaillent autour des productions agricoles, ou l’irrigation, sans parler de la CUMA. De mon côté, je suis engagée au sein de la Coopérative, entre CA, commissions et comités (au niveau du territoire local), je suis impliquée au sein de la marque Juste et Vendéen, et dans une commission du syndicat. Et je me garde un peu de temps sous le coude pour envisager aussi un engagement au sein de l’école. Nos plannings nécessitent déjà parfois que nous choisissions lequel se « sacrifie » pour l’autre.

Aussi, m’engager au sein de la Coopérative relève d’un choix, réfléchi, lié notamment à cette volonté de comprendre comment fonctionne ce collectif afin de pouvoir en assurer la continuité avec d’autres. Car un certain nombre d’administrateurs vont devoir quitter leur fonction en même temps qu’ils partiront à la retraite. Et tout cela se prépare plusieurs années en amont. Alors loin de moi l’idée de péter plus haut que mon derrière : je ne fais qu’apprendre. J’apprends. J’apprends à chaque comité, à chaque commission, à chaque échange avec les administrateurs. Le contexte Covid n’aide pas, il faut le reconnaître. J’avance comme je le peux, avec mes moyens. Et j’ai cette chance d’avoir intégré un collectif chaleureux, bienveillant et réellement soucieux du bien commun. Je dois avouer que cela fait du bien. CAVAC fait partie de mon paysage depuis toujours, comme acteur important de mon territoire. Et ce que j’apprécie vraiment avec cette coopérative, c’est sa capacité à anticiper et à aller vers des filières nouvelles (exemple : biomatériaux !). Tous ses œufs ne sont pas dans le même panier et cela lui permet d’avancer même en situation de crise. Cette coopérative est en connexion constante avec le terrain, avec son territoire et ses adhérents. Et maintenant que j’ai un pied dedans, je peux l’affirmer en connaissance de cause.

Juste et Vendéen

En 2020, j’ai pris un second engagement : celui de devenir ambassadrice d’une marque de produits vendéens, collectés et distribués en circuit court. Juste & Vendéen (https://www.marque-juste.fr/) est une marque de producteurs vendéens : à ce titre, ce sont les producteurs qui ont créé leur propre prix de vente, phénomène rare en agriculture. L’aventure a commencé avec les éleveurs laitiers : leur travail titanesque pour faire naître et reconnaître cette marque constitue aujourd’hui un socle solide pour envisager de nouveaux produits. Ainsi, les producteurs ont mis sur la table leurs coûts de production et ont déterminé un prix de vente permettant de le couvrir, et de s’assurer (le rêve!) une plus-value. Lorsque cela fut fait, ils sont allés voir les acteurs de la petite et grande distribution, en Vendée, pour leur proposer du lait au juste prix, traçable depuis la vache, éthique et solidaire du producteur. Système U a répondu, tout comme des réseaux de distribution locale. Le miel a suivi, et depuis début janvier, les œufs ont rejoint les étals.

Je ne fais pas partie des producteurs d’oeufs Plein Air collectés, et mon engagement consiste vraiment à pouvoir porter la marque avec mes collègues, à promouvoir l’œuf plus globalement. Je m’en explique dans cet article :

Avancer, se questionner, se convertir

Avancer et se questionner

Comment vont les cocottes aujourd’hui ? Elles entament leur 5e mois avec nous et se montrent dans une forme que nous voudrions conserver le plus longtemps possible ! Evidemment, elles ne sortent pas à l’extérieur puisque le confinement des volailles contre l’Influenza aviaire (H5N8 non transmissible à l’homme) s’impose comme une nécessité pour lutter contre ce virus. Le parallèle avec notre situation montre à quel point nos animaux méritent aussi d’être protégés. Aussi, pour lutter contre l’ennui, quelques enrichissements ont été mis en place : avoine quelques jours par semaine, à la volée, pour les faire gratter ; blocs minéraux à picorer, plutôt bien appréciés. L’objectif consiste à occuper les poules afin qu’elles ne cherchent pas à se piquer entre elles, chose courante chez les gallinacées. Les voir dehors sera une joie pour nous, mais pour l’heure, nous appliquons la règle.

Nous approchons le 1,5 million d’œufs pondus depuis leur arrivée : même si le pic (le plus haut % de poules qui pondent) n’a pas été exceptionnel avec au maximum presque 94% des poules qui pondent, le fait de maintenir ce pourcentage de ponte constitue une réussite pour nous, à plusieurs égards. D’abord, cela témoigne d’un lot de poules homogènes, en bonnes conditions : leur préparation et leur accueil ont joué un rôle indéniable. Ensuite, cela semble montrer une bonne viabilité des animaux : leur état de santé est bon. Couplé à une mortalité faible, il en ressort que nos animaux présentent des caractéristiques tout à fait intéressantes. Est-ce lié à leur confinement ? Nous sommes en droit de nous le demander. En effet, n’ayant pas mis une patte à l’extérieur, les poules n’ont pas été soumises au froid, à la pluie, aux variations de température entre l’intérieur et l’extérieur, ni au stress de la première sortie dehors. Alors même si elles perdent en mobilité en restant dans le poulailler, elles gagnent à maintenir un état de forme stable. Et même si j’adore voir mes animaux à l’extérieur et que c’est comme cela que je conçois mon élevage, je me questionne légitimement sur l’intérêt de devoir les sortir tous les jours, même quand il fait froid ou quand il pleut.

La conversion en élevage biologique

Mon projet initial était tourné vers l’élevage de poules pondeuses bio : faute de marché en 2018, nous sommes allés vers un projet d’œufs Plein Air. Après accord du centre de conditionnement qui achète les œufs et les met sur le marché, avec l’appui de l’OP Volinéo, nous pouvons enfin mettre le pied en bio. Comment cela se passe ? Et qu’est-ce que cela implique ?

Tout d’abord, il convient de rappeler que nous ne faisons pas ce que nous voulons : chaque mode d’élevage répond à des cahiers des charges. Aussi, déterminer un nombre d’animaux, une surface d’élevage, du matériel, etc., ne peut se faire qu’en accord avec des textes officiels et des organismes certificateurs (Certipaq par exemple) ou sanitaires (DDPP). Avoir 15000 poules en Plein Air, cela ne se choisit pas : 15000 c’est le nombre d’animaux que l’on peut avoir pour un poulailler comme le mien et qui permet de couvrir les coûts de production. Alors certains vont crier au scandale parce que nous faisons du « profit sur le dos des animaux » (et quel profit ??? j’attends les dollars!) puis les mêmes crieront au scandale lorsqu’ils découvriront des animaux en décomposition dans un élevage faute d’une rémunération juste du producteur qui aura laissé mourir ses animaux dans des conditions atroces. Car couvrir son coût de production, c’est simplement se permettre de nourrir ses animaux (premier poste de dépenses, et de loin !). Si l’aliment bio coûte beaucoup plus cher que l’aliment conventionnel, néanmoins le prix de l’œuf bio permet d’assumer ce surcoût. Passer en bio, cela me permettra d’avoir moins de poules tout en ayant une rémunération qui me permette de couvrir mes charges. Ainsi, avec 5200 poules en moins, j’honorerai de la même manière mes emprunts. Et c’est rendu possible par un prix de vente en GMS qui correspond réellement à mes coûts de production, corrélé à une demande de consommateurs prêts à payer des œufs plus chers.

La surface extérieure par poule est identique au plein air : 4m2/poule. Mon poulailler pouvant accueillir du bio ou du plein air, les modifications ne porteront que sur les séparations de lot qui devront être pleines en bas, ou bien encore sur le nombre d’assiettes que je pourrai diminuer pour accorder plus de places aux poules. Mon plan de prophylaxie intègre déjà des produits pharmaceutiques (vitamines, vermifuge,…) homologués AB. Aussi les changements ne seront pas radicaux dans ma manière de travailler. Mais j’aurai 5200 poules en moins et croyez-moi, j’en suis heureuse. Et je suis persuadée que si vous proposez à n’importe quel éleveur d’avoir moins d’animaux pour une rémunération identique, alors il vous répondra favorablement. Je pense que depuis trop longtemps nous avons été habitués à mettre une faible part de notre budget dans l’alimentation, sans nous apercevoir que nous mettions les éleveurs sur la paille. Quelques centimes en plus en magasin peuvent engendrer une différence importante pour l’éleveur. Je sais aussi que beaucoup de foyers ne peuvent pas faire de l’alimentaire un poste important face aux difficultés de s’en sortir par ailleurs. Néanmoins la course aux prix toujours plus bas ne peut pas tenir face aux demandes toujours plus nombreuses vis-à-vis des producteurs.

Pour cette conversion, nous procédons en deux étapes : d’abord le parcours des poules. Les 6ha sont actuellement en conversion, et c’est facilité par le fait qu’il n’y a eu aucun intrant depuis fin 2018. Ainsi, les poules Plein Air présentes actuellement iront gambader sur un parcours bio. Et c’est lorsque le prochain lot de poulettes arrivera en fin d’année que la totalité du site passera en bio.

Le mot de la fin…

Chaque jour je m’engage : dans le bien-être de mes animaux, dans la production d’une alimentation de qualité, dans la communication sur mon métier, dans la réflexion vers les orientations à prendre, dans les collectifs. Je crache volontiers sur les discours simplistes et réducteurs, au profit de l’enrichissement d’une vision complexe de l’élevage, de l’agriculture. Il n’est pas aisé de savoir vers quoi aller, néanmoins j’essaie d’être en accord avec mes principes et valeurs. Restons humbles et gardons-nous bien d’aller juger l’agriculteur qui nous nourrit !

3 commentaires sur “S’engager

  1. Bonjour,

    Une écriture toujours claire, fluide et agréable à lire.
    Je vous félicite pour votre reconversion professionnelle, votre engagement dans le métier et l’enthousiasme que vous faites partager.
    Merci.

    J’aime

Répondre à GILLON Annuler la réponse.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s