Ambiance et bien-être

Avant d’avoir le plaisir de vous présenter notre bâtiment et notre premier lot, d’ici quelques mois, nous en profitons pour aborder, aujourd’hui, le cahier des charges de la production d’œufs Plein Air.

La poule et son cycle en Plein Air

La poulette arrive à 18 semaines dans le bâtiment. Elle est en période de « préponte », qui peut durer entre 20 et 30 jours environ. Cette période de montée en ponte démarre lorsque les premiers œufs sont produits, jusqu’à ce que les poules atteignent 60% de ponte. Durant cette période, les poules doivent repérer le nid, afin notamment d’éviter les œufs au sol. Arrive ensuite la période dite de « ponte ». Lors de cette phase, qui constitue le rythme de croisière, le travail quotidien consiste pour l’éleveur à observer les animaux, prévenir les maladies, vérifier l’état de fonctionnement et sanitaire du matériel, ramasser les œufs au sol (selon les lots) et trier les œufs, les mettre en alvéoles et les conditionner dans une pièce climatisée. L’entretien du sas constitue également une tâche quotidienne. Il s’agit-là du travail relevant de l’élevage. C’est sans oublier aussi, les aspects administratifs et comptables (suivi technique, commandes d’aliments, etc).

En Plein Air, nous conserverons le lot 70 semaines (contre 54 en bio).

Un bâtiment automatisé pour le bien-être de l’animal et de l’éleveur

Photographie d’un bâtiment statique type « Louisiane » pour poules pondeuses Plein Air ou bio

Le bâtiment que nous avons choisi sera semblable à celui-ci. Sur une surface de 2040 m2, il se compose d’un sas et d’une salle d’élevage. Il s’agit d’un bâtiment statique (ventilation non dynamique) de type « louisiane ». Il peut accueillir 15000 poules Plein Air (9 poules/m²). L’élevage se fait au sol. De chaque côté, des fenêtres apportent un maximum de lumière, régulée par les rideaux en Makrolon. Sous les rideaux, toutes les trois travées, une trappe automatisée permet aux poules de sortir sur le parcours de 6ha. Une zone de grattage (ou « litière ») se trouve de chaque côté des caillebotis. Au centre, le pondoir occupe une place de choix. La disposition des lumières est étudiée : toute zone d’ombre peut constituer un lieu de ponte ! De plus, une ligne de lumières est disposée au dessus du pondoir : les LED s’allument progressivement le matin afin que les poules aillent au nid. Au centre du nid, légèrement en pente vers l’intérieur, se trouve un tapis : les œufs roulent donc vers celui-ci. Puis le tapis ramènent les œufs vers le sas ou l’éleveur réalise son tri et son conditionnement. Une ligne de pipettes (en hauteur sur la photo) et une ligne d’assiettes sont disposées stratégiquement près du nid. Des perchoirs sont obligatoires (non présents sur la photo car pas encore installés) à raison de 15 cm par poule. Il existe des perchoirs en A, des perchoirs plus imposants rectangulaires. Un tel bâtiment permet aux animaux d’évoluer dans des conditions plutôt respectueuses de leur bien-être. En bio, 9000 poules (en 3 lots) seraient accueillies dans ce bâtiment (6 poules/m²) favorisant davantage les déplacements.

Schéma d’un bâtiment, en ligne : http://www.itab.asso.fr/downloads/cahiers-elevage/cahier-pondeuses-web.pdf

Le bâtiment présenté répond parfaitement au cahier technique du Bio et du Plein Air. Ce schéma permet de visualiser également le sas que nous détaillerons dans un autre article.

Le parcours : des choix stratégiques à opérer

Exemples de parcours en chair, en ligne : https://agroof.net/dev_agroforesterie-recherche/fichesR&D/docs/typologieVolaille.pdf

En Bio ou en Plein Air, chaque poule doit avoir 4 m² disponibles en extérieur. Autrement dit, pour 15000 poules, c’est un parcours de 6 ha qui est nécessaire. Quitte donc à occuper cette surface, autant l’arborer et l’aménager afin que les animaux y vivent correctement. Le CASDAR propose divers aménagements possibles (schémas ci-dessus), notamment pour le poulet de chair. Selon la configuration déjà existante des lieux, le parcours peut donc varier d’un bâtiment à l’autre. Devant les trappes, on peut questionner la présence de petites haies pour couper du vent et inciter les poules à sortir. Plus loin, c’est l’ombre qui est recherchée, et l’abri des prédateurs éventuels. Le parcours pourrait aussi servir à l’implantation de ruches avec des petites haies mellifères. Notre réflexion actuelle est encore vague mais faire collaborer les poules et les abeilles nous semble un point intéressant.

En espérant que cet article a pu apporter quelques éléments de réflexion, n’hésitez pas à lire en ligne… Il existe de très bons documents sur l’élevage de poules pondeuses et l’aménagement de parcours (doc à télécharger). Merci pour votre attention et à bientôt !

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